Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Combien de fois n'avons-nous pas lu ou entendu cette phrase dans les médias: "Le président a demandé une enquête"?
Un prisonnier s'évade? "Le président a demandé une enquête"
Une magouille est découverte dans un service public? "Le président a demandé une enquête".
Un avion s'écrase? "Le président a demandé une enquête".
Les opérateurs téléphoniques plument les accros du portable? "Le président a demandé une enquête."
Les maladies nosocomiales frappent un hôpital? "Le président a demandé une enquête".
Les banques facturent des frais exagérés? "Le président a demandé une enquête".
Une digue se rompt et l'eau s'engouffre dans un camping? "Le président a demandé une enquête".
Une bavure policière fait un mort? "Le président a demandé une enquête".
Un hold-up a mal tourné et un passant a reçu une balle perdue? "Le président a demandé une enquête".
Une fuite radio-active est découverte dans une centrale d'EDF? "Le président a demandé une enquête".
Un collégien a reçu des coups de couteau dans une banlieue difficile? "Le président a demandé une enquête".
Etc etc etc.
J'écris "le président", j'aurais pu écrire "le ministre", "le directeur", "le PDG" ou n"importe quelle excellence qui, en haut de la pyramide est, en dernier ressort, responsable de la chose et quelque fois coupable.
A croire que si on ne leur disait rien, les "enquêteurs" se tourneraient les pouces.
Ou qu'en "demandant une enquête", autre manière de dire que la faute a été commise derrière son dos et en contradiction avec ses instructions, le "président" se dégage de toute responsabilité.
A moins que le boulot du "président" ne consiste principalement a enfoncer des portes ouvertes et à le faire savoir à la presse.