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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.

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Pirouette

Alain Lamassoure participait ce soir au "téléphone sonne" sur France-Inter (thème: l'Europe) et il en a sorti une sévère. Presque aussi belle que l'interdiction-autorisation de l'exploitation des gaz de schiste.

Quand j'ai allumé la radio, je l'ai entendu dire qu'il intervenait au nom de la majorité et donc il ne s'est pas privé de dire du bien de Sarko en affirmant que, comme son président bien-aimé, tout en étant, bien sûr, un européen convaincu. il était "attaché au service public"

Déjà, ça, ça fait tousser. Service public et droite, ça ne s'emboîte pas très bien.

Mais le plus beau est arrivé quand il a donné un exemple: son idée d'un service public ferroviaire européen pour remplacer les vingt-sept compagnies nationales.

C'est beau, grand et généreux, non?

Mais ça s'est un peu gâté quand il a ajouté que sur ce "service public ferroviaire", circuleraient les trains de compagnies privées.

Alors, j'ai appuyé sur le bouton et lui ai coupé la chique.

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N
<br /> C'est vrai que par radio on ne peut couper que cela !<br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Heureusement qu'il nous reste ça!<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> On parle bien de la même chose : le marché public, c'est (pour aller vite) quand le service est subventionné par l'Etat, et la délégation de service public est un contrat avec un partenaire public<br /> ou privé.<br /> Cela étant, pour que l'acteur privé ne fasse pas passer le profit avant, les termes des contrats administratifs sont volontairement courts. Ce n'est pas une contradiction que de confier une mission<br /> de service public à un partenaire privé, car il sera soumis au droit public et donc soumis à l'intérêt général.<br /> La collectivité se réserve le droit de modifier ou de rompre le contrat si l'intérêt général n'est plus poursuivi.<br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> S'il y a un intérêt privé, il vient en soustraction de l'intérêt public qui est de fournir un service dans lequel la rentabilité n'entre pas en ligne de compte mais qui a principalement un<br /> objectif d'une part "redistributif", d'autre part "fonctionnel": fournir à tous ses usagers le même service à un prix moindre que son coût réel (la différence étant payée par l'impôt) exemple:<br /> les transports. Le principe étant que -même si ce service n'est pas utilisé par certains- son existence et l'utilisation par d'autres profite à tous.<br /> <br /> <br /> Quand une société est privatisée (les télécom ex-PTT, par exemple) les usagers deviennent des clients.<br /> <br /> <br /> Mais quand un service devient une entreprise publique qui génère des bénéfices, même si ceux-ci sont perçus par l'Etat, on abandonne la notion de service public.<br /> <br /> <br /> Mais je ne suis pas pour autant partisan du "tout état".<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> Ce qui se passe en France, c'est qu'on respecte le principe de la libre concurrence lors des contrats administratifs : c'est-à-dire lorsqu'une personne publique passe un contrat avec une personne<br /> privée pour accomplir une mission d'intérêt général.<br /> ELle lance d'abord un avis d'appels public à la concurrence et retient ensuite les offres les plus intéressantes pour la collectivité, sachant que l'intérêt général passe avant (on a même un<br /> contrôle du préfet). Mais au moins tout le monde peut postuler. C'est clair que pour voir ça à l'échelon européen, il faudrait un échelon "étatique" européen, et c'est pas pour demain.<br /> <br /> Cependant, je nuancerais l'opposition des deux blocs public/privé. Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients.<br /> Si on craint les actionnaires qui domineraient tout le marché, on craint aussi le coût d'un tel service public, vu ce qu'il coûte en France sans être toujours efficace.<br /> <br /> Et pour en revenir à la proposition faite en l'espèce, je pense que c'est pour relancer la dynamique européenne (toujours dans l'esprit "au moins on propose quelque chose") qu'elle a été faite,<br /> sans savoir si elle aboutira vraiment, même si je n'ai rien pour appuyer ma thèse.<br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Les marchés publics sont une chose, le service public en est une autre. Si un appel d'offres est lancé pour la réalisation d'un équipement (une route par exemple), cet équipement reste la<br /> propriété de la puissance publique qui, en bonne logique reste aussi chargé de sa gestion.<br /> <br /> <br /> Confier à une entreprise privée une "mission de service public", c'est lui permettre de réaliser un profit. Contradiction.<br /> <br /> <br /> Quant à un état européen, compte tenu de l'évolution de l'Europe, ce n'est même pas pour après-demain.<br /> <br /> <br /> <br />
Z
<br /> Mais, tous ces politiques, réfléchissent-ils aux conneries qu'ils peuvent dire ???? Tu penses bien que cette idée de compagnie ferroviaire privée est en complète contradiction avec la définition du<br /> service public. Et qui dit privé, dit actionnaires.... par ici la bonne soupe. Bonne journée l'ami<br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> On a bien la SNCF qui fait rouler ses trains sur le Réseau Férré de France. D'accord pour la bonne soupe.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> Sud Rail est au courant ? Rien de tel pour paralyser le pays pendant des mois !<br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Il reste à espérer qu'ils n'écoutent pas la radio.<br /> <br /> <br /> <br />