Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
DSK a été "le principal bénéficiaire" des "soirées libertines" avec des prostituées. D'ailleurs, il affirme avoir ignoré que les dames qui participaient à ses transports en commun étaient des prostituées.
Cela n'en fait donc pas un proxénète conclut le Parquet de Lille qui requiert un non-lieu dans l'affaire du Carlton.
Alors là, je me marre. On noie le petit poisson et on laisse échapper le gros.
Oui, le gros.
Il "ignorait", DSK? Non mais il n'a pas regardé sa gueule, le séxagénaire bedonnant! Elles avaient elles aussi soixante ans bien tassés ses partenaires? Elles étaient aussi tapées qu'il l'est? Il croyait que c'était sa brillante conversation et sa connaissance approfondie de la finance internationale qui incitaient des jeunes femmes du meilleur monde à baisser leur culotte?
On voudrait nous faire croire ça?
L'astuce est cousue de fil blanc: on porte une accusation absurde et l'enquête aboutit tout naturellement à un non-lieu. Et voilà le coupable innocenté! Il n'était pas maquereau, juste consommateur de cadeaux offerts par ses "amis du Nord".
Et on regarde filer le gros poisson. Bien joué!
On peut légitimement se demander si l'amitié de ces gentils "amis du Nord" était si désintéressée et si DSK était dupe de leur amitié. Voilà des gens qui organisaient des partouzes à son bénéfice, en payaient les frais et on nous demande de croire que DSK pensait que c'était uniquement pour ses beaux yeux.
On se fout de nous.
DSK ne payait pas: c'étaient d'autres qui payaient pour lui.
Peut-on imaginer que ces gens n'espéraient pas un retour sur investissement auprès de celui que les bookmakers donnaient gagnant dans la course à l'Elysée en 2012?
Peut-on assurer que DSK lui-même, s'il avait été élu président, n'aurait pas été enclin à "remercier" ses amis ou éventuellement à céder à un petit chantage d'amicales pressions venant de ceux qui se seraient senti le devoir de publier les souvenirs des participantes accompagnées des photos de ces soirées libertines dans la presse pipole de pays amis?