Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Ça ne s'arrange pas pour l'Europe dont la situation est "préoccupante" comme vient de le déclarer DSK! Je parle du DSK patron du FMI qui a le droit d'être pessimiste et pas du DSK candidat virtuel de la gauche aux prochaine présidentielles. Dans ce rôle, il sera, je vous en fiche mon billet, beaucoup plus optimiste. Au FMI, il fait un constat, aux présidentielles, il fera des promesses. Vous saisissez la nuance!.
Donc, l'Europe des eurocrates est bien malade. Dernier épisode: l'agence de notation Fitch vient d'abaisser d'un coup la note de l'Irlande de trois crans non seulement pour rendre compte de la situation économique désastreuse de ce pays mais aussi pour estimer ses chances de sortir de la crise dans laquelle elle est plongée, celles de redresser ses finances et pour avertir ceux qui lui prêtent de l'argent des risques qu'ils courent de ne pas revoir leur sous.
Vous me direz: "Ce sont eux qui ont fait des erreurs. Qu'ils se débrouillent, on a assez de problèmes en France". Et vous aurez tort. Pour que l'euro et les pays qui l'ont adopté comme monnaie ne sombre pas, il faut combler le trou.
Pour éviter la faillite, l'Irlande a besoin d'argent. Le plan d'aide mis en place par le FMI et l'UE se monte déjà à 85 milliards d'euros. Inutile de vous rappeler que la France est un des contributeurs du FMI et que L'UE, c'est nous (moins la Grèce qu'on paie et qui ne paie pas et -bien sûr- l'Irlande).
Nous voici donc avec une Irlande qui, malgré l'aide qu'on lui apporte, voit sa note sévèrement dégradée. Et pourquoi donc? A cause "des coûts budgétaires additionnels nécessaires au soutien et à la restructuration du secteur bancaire", dit-on chez Fitch.
Rien de changé: on soutient les banques une nouvelle fois. Cette fois-ci, ce sont les banques irlandaises; en attendant d'avoir à soutenir l'Espagne, le Portugal, peut-être l'Italie et -comme cela s'entend- leurs banques. Le soutien à leurs banquiers sera un dommage collatéral.
A ce moment, l'UE devra encore intervenir. L'UE moins la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie. A chaque étape, il y aura de plus en plus de pays à aider et de moins en moins de pays en position de le faire. Devinez qui sera le dernier à sombrer, incapable de financer tous les autres. Pauvre Angela!
Tout se passe comme la crise était un monstre insatiable que nous sommes condamnés à nourrir en nous privant de plus en plus pour éviter qu'il ne nous dévore. Et qui, disent les pessimistes, finira quand même par nous dévorer.