Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Aujourd'hui, sur RTL, Martine Aubry a reproché à François Hollande d'avoir employé "des mots de droite" pendant le débat d'hier.
La pauvre! Elle ne se rend pas compte de ce qu'elle dit!
Certes, on peut penser que sa critique est sincère mais on doit aussi penser que c'est cette sincérité qui est extrêmement grave.
Il y aurait donc des mots de droite et des mots de gauche!
Des mots qu'on aurait le droit d'utiliser et d'autres qu'on ne devrait pas prononcer (sauf en privé et avec des amis sûrs?).
Et des réalités qu'on ne pourrait nommer de peur d'avoir à les prendre en compte sauf à les déguiser sous un vocabulaire politiquement correct.
Et des mots qui nous seraient interdits car ils risqueraient de traduire une pensée non conforme à la ligne du Parti.
George Orwell, avec sa novlangue ne se serait donc trompé que de quelques années?
Elaguer le vocabulaire, c'est brider la liberté d'expression, c'est restreindre la liberté d'opinion.
"Qui tient sa langue, tient les clés qui de ses chaînes le délivre" (Frédéric Mistral).