Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Après avoir écrit l'article précédent (dont je vous conseille vivement la lecture avant de poursuivre celle de celui-ci), il m'est venu une idée que je m'empresse de vous livrer et qui vous donnera peut-être une meilleure image de l'intelligence de nos diplomates.
Cette idée, la voici:
Y aurait-il au Quai d'Orsay un esprit retors qui, sous prétexte d'aider la Chine à se développer en lui versant cent soixante-six millions d'euros par an (prétexte invraisemblable, vous en conviendrez: même aux Affaires Étrangères, on ne peut être aussi stupide) essaierait par des moyens extrêmement détournés de lui inoculer le germe de cette maladie bien française et même européenne qu'est la "commissionnite"?
Suivez-moi bien.
Philippe Meyer, dans sa chronique, a cité la somme de soixante-dix mille euros pour "frais de secrétariat" de cet indispensable "Conseil Franco-Britannique" que-le-monde-entier-nous-envie, selon l'expression consacrée.
Imaginez un peu combien de commissions on peut créer en Chine (où les salaires et les coûts sont nettement inférieurs à ce qu'ils sont en Europe) en partageant entre elles cent soixante-six millions d'euros de "frais de secrétariat". Plusieurs centaines, Mesdames et Messieurs!
Imaginez le nombre de colloques, de symposiums, de conférences et autres réunions auxquels pourront se livrer tous ces observatoires, agences, comités, conseils et autres structures de réflexion et de proposition.
Imaginez le nombre de rapports que ces différents organismes vont pouvoir pondre.
Et demandez-vous si cela ne va pas distraire les Chinois du travail productif.
Aide au développement? Mon oeil!
Frein au développement, plutôt!
De l'argent bien employé.