Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Jérôme Cahuzac, l'ex-ministre de notre Budget qui savait si bien s'occuper du sien a eu le culot de demander à la commission parlementaire qui l'auditionnait, le remboursement de ses frais de déplacement pour les deux auditions auxquelles il a été convoqué. "L'une de ces demandes concerne un plein d'essence pour un voyage Villeneuve-sur-Lot-Paris.", nous dit France-Inter.
"Estomaqués", "furieux" même selon un des participants, les députés, unanimement, ont refusé de lui accorder ces remboursements.
Tout ça me fout en rogne et pour plusieurs raisons:
1°) La demande de Cahuzac démontre une nouvelle fois dans quel monde vivent nos politiques pour lesquels il n'y a pas de petits profits.
2°) Si Cahuzac qui a avoué avait été mis, comme tant d'autres délinquants, en détention provisoire, il n'aurait pas eu besoin d'engager des frais de déplacement: un panier à salade l'aurait transporté gratuitement de sa prison au Palais-Bourbon.
3°) On nous éclaire sur une seule de ses demandes. Curieusement, on ne nous dit rien sur l'autre. On peut tout supposer. Saint-Tropez-Paris? Genève-Paris? Singapour-Paris? Que nous cache cette discrétion de France-Inter?
4°) Ouest-France, reprend l'information en la qualifiant "d'indiscrétion de France-Inter". Et depuis quand une information avérée devient-elle une "indiscrétion"? Le journaliste de la radio d'état aurait-il manqué à son devoir de révérence envers un membre éminent de la classe politique?
Que devient la liberté de la presse dans un pays où une information devient une indiscrétion?