Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Martine Aubry fait reparler d'elle en remettant son "care" sur le tapis. C'est pour l'instant une notion assez vague pour ne pas dire un mot creux qui ne dit pas grand chose à bien peu de gens.
Mais ce n'est pas grave, ce terme anglais (tant pis pour ceux qui ont fait allemand première langue) n'est pas destiné au "terrain" où, comme le remarque son "excellente amie" Ségolène Royal, personne n'en a entendu parler (contrairement à la "faternitude"?) mais aux milieux intellectuels. DSK, autre "fidèle camarade", ne doit pas faire partie de ces milieux car il fait dire à un de ses partisans "Si c'est explicité, cela peut s'intégrer dans quelque chose". Encore un qui n'a rien compris ou qui refuse de comprendre.
On a déjà le mot, reste à lui trouver une définition, C'est le travail que la première secrétaire du PS a confié au Laboratoire des Idées, la cellule de réflexion du PS. C'est bien d'avoir une cellule de réflexion. On a des gens discrets qui, pour vous, réfléchissent sans parler. Ce qui vous laisse tout loisir de parler sans réfléchir.
Pour l'instant, il n'y a rien d'urgent: la campagne pour les présidentielles n'est pas lancée. On finira bien par savoir expliquer le "care" au peuple dès qu'on saura, rue de Solférino, ce qu'il faut entendre par là.
On va s'y mettre.
Dès qu'on aura décidé à quoi correspond le "S" de PS.
En attendant, je souhaite que la communication de Martine soit fondée sur ce "care". Et qu'on le prononce à la française. En effet, les possibilités du "care" prononcé à l'anglaise sont restreintes tandis que "care" à la française offre de nombreuses occasions de rigoler.
Du genre de celles qu'Alphonse Karr exploitait en proclamant: "Karr avance et raille".
(source: Le Figaro)