Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Parmi les propositions de la gauche, on retrouve régulièrement le droit de vote des étrangers aux élections locales. Idée généreuse! Pourquoi en effet priver ceux qui résident en France depuis longtemps, qui y travaillent, qui cotisent aux caisses de retraite et à la Sécurité sociale, qui y paient des impôts et qui sont parfaitement intégrés du droit de participer à la vie politique?
Oui pourquoi?
Voyons un peu.
De quelles élections locales parle-t-on?
Des élections municipales, bien sûr!
Des futures élections territoriales qui désigneront à partir de 2014 les nouveaux "conseillers territoriaux"? Euh ...
Un exemple? Au hasard, la Seine-Saint-Denis. Pourquoi la Seine-Saint-Denis? Parce que si on doit parler de la conséquence du vote des étrangers, autant choisir un endroit où ils y en a un nombre significatif.
On trouve sur Wikipedia les chiffres de l'INSEE . Vous pourrez vous y reporter.
J'en cite juste quelques-uns pour fixer les idées et qui permettront d'éventuels recoupements (les statistiques ethniques sont interdites en France):
- en 2005, dans ce département 57% des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent étranger) avec une grosse majorité d'origine africaine (Maghreb et Afrique subsaharienne).
- une étude portant sur la drépanocytose (maladie génétique la plus fréquente en Île-de-France et en France et qui touche principalement les populations issues d'Afrique sub-saharienne) réalisée en 2008, donne un pourcentage de naissances issues de couples « à risque » en Île-de-France , c'est-à-dire dont au moins un des parents est issu d'une région à risque, de 54.1 % de toutes les naissances de la région en 2005, chiffre sans doute plus élevé pour la seule Seine-Saint-Denis.
- en 2006, pour 16 877 naissances d'enfants de mère française, 11 039 étaient de mère étrangère.
Il n'est donc pas inexact de dire qu'en Seine-Saint-Denis, la population étrangère et française d'origine étrangère représente une très forte proportion et que cette population est majoritairement de tradition musulmane.
Que se passerait-il si, une fois le droit de vote accordé aux étrangers, une poussée de communautarisme amenait un candidat "d'intérêt local" à se présenter sous une étiquette "républicain-musulman" (il y a bien les démocrates-chrétiens de Christine Boutin!), je parle d'un candidat français, bien sûr?
Quelle serait ses chances d'être élu au poste de maire à la Courneuve, à Aubervilliers ou à Clichy-sous-Bois, communes où en 2005 plus de 60% des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère?
Quelle politique mènerait-il?
Pour qui, en sa qualité de grand électeur, voterait-il aux sénatoriales suivantes?
Mêmes questions pour les élections des conseillers territoriaux.
Et Bonjour chez vous!