Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
"Reykjavik espère rejoindre l'UE à l'horizon 2012", nous apprend Le Monde.fr.*
- Qui c'est ce Reykjavik?
- La capitale de l'Islande, voyons!
- Où avais-je la tête! Alors, comme ça les Islandais veulent entrer dans l'Union Européenne?
- Pas du tout! Au contraire! "Les enquêtes d'opinion montrent qu'une grande majorité d'entre eux refuserait à présent l'adhésion à l'Union européenne".
- Mais alors qui veut adhérer à l'UE en Islande?
- On vient de vous le dire: Reykjavik.
- Ah bon! Vous voulez dire le gouvernement islandais? Et que ce gouvernement qui se dit démocratique se fiche de ce pensent les citoyens islandais?
- Exactement!
- Mais les citoyens européens veulent-ils voir entrer l'Islande dans l'Union Européenne?
- On ne leur a pas demandé leur avis non plus. Il ne manquerait plus que ça! En fait, l'Union européenne a décidé d'ouvrir dès mardi 27 juillet des négociations en vue de l'adhésion de l'Islande.
- L'UE? Vous voulez dire les eurocrates bruxellois?
- Pas de gros mots, s'il vous plaît. D'ailleurs, ces eurocrates comme vous dites, se soucient de l'opinion des Islandais dont l'opposition "préoccupe les responsables européens" qui redoutent "un camouflet similaire à ceux infligés dans le passé par les Suisses et les Norvégiens".
- Je sais: ils ont répondu "Non!" par référendum. En réalité, ce qu'ils redoutent, vos "responsables", c'est que, comme d'habitude, vous soyez obligés d'organiser plusieurs référendum jusqu'à ce qu'on vous réponde "Oui!". Avouez que vous préféreriez qu'il n'y ait pas de référendum du tout et que tout soit décidé entre gens du même monde.
- S'il fallait demander leur avis aux peuples il n'y aurait plus de démocratie possible. C'est du temps perdu puisque, de toutes façons, nous aurons le dernier mot.
* Tous les passages en italique sont extraits du même article.