A lire un précédent billet, certains ont pu penser que j'étais un adepte de la théorie d'un complot qui avait pour but par le biais de jeux-vidéo de préparer les joueurs à une prochaine "guerre des civilisations".
Non! C'est tout le contraire! Ce que j'ai voulu dire c'est que ces jeux ne sont pas l'expression d'une volonté en amont de conditionner des individus en vue de je ne sais quel affrontement mais une réponse marketing à une demande plus ou moins consciente. Les fabricants de jeux fournissent des exutoires à un désir (ou un besoin) d'extérioriser la violence que génère l'évolution de notre société. Ce n'est pas tant l'exutoire qui est à critiquer au premier chef mais la violence qu'il permet d'exprimer. Ce n'est que dans un second temps qu'il a le défaut de la banaliser
Cependant le monde virtuel a ses propres règles (autant dire qu'il n'en a pas) et il conditionne le joueur à un raisonnement simple: pour gagner il faut survivre et pour survivre, il faut tuer "les autres". Le réalisme qui choque au premier abord entraîne la déculpabilisation et fait tomber le tabou "Tu ne tueras point". C'est de ce point de vue qu'on peut exprimer certaines critiques contre les jeux "de combat".
Je me souviens avoir vu un reportage sur un bureau de recrutement américain où on attirait les jeunes en leur offrant la possibilité de jouer à ce genre de jeu dans lequel ils incarnaient un GI en opération tirant sur des "insurgés". A ceux qui appréciaient la chose on disait que l'armée leur offrait la possibilité de continuer "en vrai".
Sans autre commentaire.