Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
J'avais aujourd'hui rendez-vous au petit jour chez un dentiste parisien; ce qui m'a obligé à quitter ma campagne hier dimanche en fin d'après-midi pour rejoindre la gare la plus proche (ou la moins éloignée) et de là gagner Paris où j'ai passé la nuit afin de pouvoir confier ce qui reste de ma dent cassée à un homme de l'art, le désert médical avançant en effet inexorablement et ayant déjà englouti ma campagne et ses abords.
J'ai, pour les mêmes raisons, effectué le même voyage la semaine dernière pour consulter un ophtalmologiste, parisien lui aussi, le seul praticien local ayant accepté de m'accorder un rendez-vous m'ayant proposé de venir le voir dans la seconde quinzaine de mai ... 2013.
Mais avant de partir, j'ai voté. Oui, vous avez bien lu: j'ai voté. J'ai voté pour le candidat du parti qui demande que le vote blanc soit reconnu comme suffrage exprimé. Reconnaître le vote blanc, c'est empêcher la classe politique de nous faire sempiternellement assister au même tour de passe-passe qui consiste à créditer un candidat de plus de cinquante pour cent des suffrages ... des votants et non pas des citoyens en âge et capacité de voter.
A l'écoute des résultats d'Hénin-Beaumont, j'ai bien rigolé. Non pas tant de la défaite de Mélenchon mais du planté des sondeurs (ou de leur tripotage?) qui donnaient le tribun du Front de Gauche vainqueur haut la main contre Marine Le Pen. pauvre Jean-Luc! Même pas au second tour!
J'ai rigolé aussi en entendant que l'abstention avait frôlé les 43% des inscrits (et on ne parle pas de ceux qui ne sont même pas inscrits: plusieurs millions de Français). "L'abstention, ce mal qui ronge notre démocratie", titre LeMonde.fr en précisant plus loin que l'abstention n'est pas le mal mais le symptôme du "décalage entre les Français et leur système politique ainsi que la crise de confiance qu'ils ressentent à son égard".
Et enfin, je rigole d'entendre certains UMPistes, politiciens (Nadine Morano, Hervé Novelli entre autres) ou blogueurs accepter l'idée (ou réclamer la chose) d'un désistement réciproque entre l'UMP et le FN le mieux placé "pour faire barrage à la gauche" tout en accolant l'adjectif "sulfureux" à Marine Le Pen et "peu ragoûtant" à Gilbert Collard et en oubliant ce qu'ils avaient récemment dit des mêmes personnages il y a à peine quelques semaines pendant la campagne des présidentielles. Cela me rappelle la danse du ventre interprétée au bénéfice de François Bayrou par Ségolène Royal entre les deux tours de 2007 ou les appels du pied de Martine Aubry en direction des "humanistes" du Modem, il y a quelques mois.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.