Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Oui, j'ai eu tort, je l'avoue.
J'ai eu tort de ricaner hier en apprenant que Dexia essayait de fourguer vingt milliards d'euros d'actifs toxiques. Comparée à ce qu'il faut très vite cracher pour éponger une nouvelle partie de la dette grecque, cette somme me semblait tellement énorme qu'elle donnait une excellente idée de la catastrophe économique qui risque de s'abattre très prochainement sur l'Europe.
Et je ne suis pas seul à le dire: certains la voient arriver à la fin de cette année et Barak Obama vient de déclarer que "la crise de l'euro effraie le monde entier".
J'imaginais (voyez comme je suis gamin!) les banquiers de chez Dexia ne pénétrer dans leur salle des coffres pleines d'actifs "toxiques" que revêtus de combinaisons de protection et porteurs de masques à gaz.
Mais j'apprends aujourd'hui que ces vingt milliards sont bien peu de chose: ils ne représentent qu'une petite partie des cent vingt milliards de papiers sans valeur que Dexia conserve encore.
Il y a pire: Dexia souhaiterait s'associer avec la banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations pour créer un nouvel établissement financier consacré au financement des collectivités locales.
Ces mêmes collectivités qui lui reprochent de leur avoir vendu des prêts qui les ruinent. Et qui, comme Rosny-sur-Seine l'attaquent en Justice.
L'argent des déposants de La Poste et des épargnants des Livrets A va-t-il être transformé en actifs toxiques ou va-t-il payer les frais des procès qu'on intente à Dexia?
Retirez votre pognon et achetez des lentilles!
En attendant de voter Pangloss.