Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
L'affaire de la collégienne assassinée fait parler. A tort et à travers bien souvent.
La Justice, l'Education Nationale, les experts psychiatres en prennent pour leur grade.
Et ils se défendent. Quelquefois en s'accusant les uns les autres. Quelquefois en s'exonérant tous de toute responsabilité.
Un porte-parole du syndicat de la magistrature vient nous dire qu'en cas de récidive, malheureusement "le risque zéro n'existe pas". Ce qui laisserait entendre que dans cette affaire, il n'y aurait pas de dysfonctionnement de la part du tribunal qui a trouvé adapté à son cas de placer un individu accusé de viol dans un pensionnat mixte en lui imposant un contrôle ... inadapté.
On en déduit donc que, si c'était à refaire, ...
Ça fait peur.
Mais celui qui m'a le plus choqué quand je l'ai entendu ce matin, c'est Jean-Pierre Rosenczveig, le célèbre et médiatique président du tribunal pour enfants de Bobigny qui, pour répondre à ceux qui regrettent que les raisons de la détention provisoire n'aient pas été connues par le personnel du collège et les parents d'élèves, fait un amalgame hardi entre coupables et victimes.
Entre celui qui aurait été victime d'un viol et qui souffrirait certainement si ce fait était connu de ses camarades et celui qui est coupable d'un viol qu'il faut aussi protéger (!).
Cette justification n'aurait été que maladroite, absurde ou effrayante avant l'assassinat de la jeune Agnès.
Quand elle arrive après, elle est indécente.
La sollicitude de la Justice pour les criminels à réinsérer est louable. Dommage que "débordée et manquant de moyens" elle n'ait pas le temps de se préoccuper du risque que cette sollicitude fait courir à des innocents.
A chacun ses priorités.