Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Encore un coup de gueule!
Cette fois contre l'usage de mots anglais à tort et à travers dans la réclame, dans la presse écrite comme audio-visuelle et même dans le discours politique.
Je ne veux pas me faire l'avocat de "notre belle langue française", jouer les gardiens de la culture, non!
Entendons-nous bien: je n'ai rien contre la langue anglaise, je lis avec plaisir des livres écrits en cette langue (déçu par certaines traductions médiocres) et je vais quelquefois sur le site du Times, du New York Times ou du Guardian (un dictionnaire à portée de la main, soyons honnête!), j'ai parlé anglais professionnellement et mes amis britanniques comprennent ce que je leur dis.
Mais franchement la "tranche de cheese" de MacDonald, l'"Airdream" ou le "Visiodrive" de la pub Citroën, le "Open" ou la "Livebox" d'Orange, ces chansons dont les paroles en anglais parsèment les écrans publicitaires pendant que roulent des bagnoles ou se dérident des presque vieillardes enduites de crème "révolutionnaire" me font puissamment suer. Sans parler de Canal Plus (en clair, je ne suis pas abonné) dont certains animateurs donnent l'impression que ne pas parsemer leur baratin de mots anglais constitue un motif de licenciement pour faute grave. Quand Lagarde des Sous me vend sa salade en y ajoutant des termes techniques américains, je me demande si c'est pour se faire mousser ou pour que je ne puisse pas contester une argumentation aussi imparable.
Je voudrais simplement qu'on ne prenne pas le consommateur, le lecteur, le citoyen pour un imbécile.
Publicitaires, journalistes, spécialistes de tous bords et experts de toutes farines croient nous épater en étalant leurs anglicismes ou leurs américanismes dans le seul but de cacher ainsi l'indigence de leurs arguments, les approximations de leurs discours et la médiocrité de leurs idées comme celle des produits qu'ils essaient de nous fourguer.