Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Hier à Rennes, à la suite d'une bagarre un collégien a été très grièvement blessé, à tel point qu'on l'a cru en état de mort clinique.
Certains médias se sont empressés d'annoncer son décès.
Dès l'annonce du drame Ayrault et Peillon se sont tous deux fendus d'un communiqué "profonde tristesse", "soutien à la communauté éducative", "émotion" et patati et patata.
On apprend ce matin que si le pronostic vital est engagé, le jeune garçon n'est pas mort.
Le premier ministre et le ministre de l'Education se sont excusés et ont retiré leurs condoléances.
Les conseillers qui leur ont transmis la nouvelle et rédigé pour eux les communiqués ont dû se faire remonter les bretelles.
Si par malheur, le jeune garçon ne survit pas, nous plaindrons les ministres et leurs conseillers obligés de pondre un nouveau communiqué.
Mais franchement, est-ce que c'est vraiment le boulot des membres du gouvernement d'infliger publiquement leur compassion envahissante aux proches des victimes et de bombarder de leur tristesse poisseuse les membres de leur administration dès qu'un drame de ce genre se produit quitte à passer auprès des gens de bien pour des charognards sans pudeur prêts à se faire mousser à la moindre occasion?
PS: Aux dernières nouvelles, le collégien serait mort.