Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Global Footprint Network est une ONG qui s'est donné pour mission -entre autres- d'alerter l'opinion mondiale sur les problèmes que posent à la nature les activités humaines.
En utilisant plus de 5 400 données de 200 pays, mises à jour chaque année et provenant d’organismes internationaux reconnus (FAO, division des statistiques de l’ONU, GIEC ou encore Agence internationale de l’énergie), cette ONG intègre des éléments aussi divers que la destruction des forêts primaires, la fonte des glaciers ou le déclin de la biodiversité.
Elle parvient ainsi à calculer la consommation des ressources naturelles de toutes sortes et l'impact de cette consommation sur la planète.
A partir de 1987, le rapport entre la consommation mondiale et la biocapacité s’est inversé et ne cesse de se réduire depuis. Les hommes consomment aujourd’hui 50 % de ressources naturelles de plus qu’il y a trente ans, avec environ 60 milliards de tonnes de matières premières par an
En comparant cette consommation et cet impact à la capacité de la nature à se régénérer en absorbant et recyclant les déchets, Global Footprint Network calcule le "Jour du dépassement".
C'est le jour de l'année où l’humanité, après avoir consommé la quantité de ressources naturelles que la nature peut produire en une année, est contrainte de puiser dans son capital, de détruire un peu plus de forêts primaires, de puiser plus de pétrole, de forer plus profondément pour trouver de nouveaux gisements d'eau potable, de rejeter dans l'atmosphère du CO2 qui ne sera plus absorbé par les plantes ou le phytoplancton etc.
En 2010, le jour du dépassement, c'était ... avant-hier. Et il n'a jamais été si tôt dans l'année depuis que le calcul en a été fait.
Il est utopique de penser que les pays riches accepteront un jour de renoncer à leurs richesses (souvenons nous de Bush (père) qui déclarait à la conférence de Rio: "Le niveau de vie des Américains n'est pas négociable"). Il est tout aussi utopique de croire que les pays pauvres accepteront de ne pas s'enrichir ou que les pays émergents voudront bien arrêter d'émerger.
Pour inverser la tendance, il n’y a qu’une seule solution, déclare le président de Global Footprint Network: “Arriver à ce que la population mondiale commence à décroître", afin d'éviter que l'enrichissement des plus pauvres n'accélère encore la dégradation de l'environnement.
Alors, les états d'âme des Verts, les gesticulations de Sarkozy, les ambitions de DSK, la disparition de Bayrou ou les problèmes que devra résoudre le nouveau sélectionneur des Bleus (même ça!), me paraissent bien dérisoires. Prendre au sérieux ce qui est comparable à l'agitation de crabes dans leur panier est du temps perdu.
Mieux vaut en rire!
PS:Je relaie l'information à partir de http://ecologie.blog.lemonde.fr. Beaucoup des commentaires mis sur cet article (et pourtant c'est Le Monde!) vous convaincront peut-être qu'il y a encore du boulot (si vous êtes optimistes) ou que c'est fichu (si vous êtes pessimistes). A vous de voir.