Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Joël Mergui est président du consistoire central israélite de France et il s'inquiète dans une interview au Monde d'une éventuelle radicalisation de la laïcité.
Il s'inquiète surtout de la polémique sur l'abattage rituel (sans étourdissement préalable).
Et il laisse échapper une vérité: "Nous constatons depuis quelques jours que des abattoirs commencent à pratiquer l'étiquetage de la viande, que d'autres ne pratiquent plus l'abattage rituel, qu'il est plus difficile d'écouler cette viande dans le circuit non casher ..."
Il commencent à étiqueter! Il a le culot de se plaindre!
Alors qu'on nous refilait la viande dont il ne voulait pas sans nous en avertir!
Mais qu'est-ce qu'on écoule donc dans le circuit non casher? "les autorités rabbiniques européennes, ainsi que le grand-rabbin de New York, ont jugé préférable de déclarer les parties arrières des animaux impropres à la consommation, et les bouchers les remettent dans le circuit de distribution des viandes non kascher. Ces parties, qui s'étendent jusqu’à la huitième côte pour les bovins, et incluent les rumsteck, filet, faux filet, bavette, onglet, entrecôtes et côte ..." (Wikipedia)
Donc Joël Mergui qui défend l'abattage rituel veut en plus tirer profit des morceaux que sa religion interdit de consommer (car il ne s'agit pas de les donner aux pauvres, je pense) en les écoulant sur le circuit général mais sans en indiquer la provenance.
Il est vrai qu'une étiquette informative telle que celle-ci "Morceau prélevé sur un animal abattu selon le rite juif (sans étourdissement préalable) et déclaré impropre à la consommation par les autorités rabbiniques" risque de dégoûter le consommateur.
Moi, je vous le dit: on rêve!
Si la loi permet par dérogation l'abattage rituel, elle devrait autoriser et même imposer l'étiquetage pour permettre aux consommateurs de décider s'ils veulent ou non consommer la viande d'animaux abattus sans étourdissement préalable.
La pratique religieuse a ses impératifs, les convictions de ceux que répugne la souffrance animale aussi.
Impératifs et convictions sont également respectables.