Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Ce "séminaire gouvernemental" sur la France de 2025, Corto pense -et il n'a sans doute pas tort- que c'est une erreur de communication ou de politique ou des deux à la fois. Vous verrez bien si vous allez lire son article.
Mais l'ami Corto ne voit pas qu'en plus, même si on est socialiste fanatique, c'est une bourde monumentale.
Car 2025, ce n'est que dans douze ans.
Qui aurait pu prévoir, il y a douze ans, ce que seraient le monde et la France d'aujourd'hui? Les attentats de New-York, Londres, Madrid et d'ailleurs, la guerre en Afghanistan, la crise économique, la montée de l'intégrisme dans les banlieues, la catastrophe nucléaire de Fukushima, le record de chômage et tout ce que nous vivons actuellement?
Et qui peut prévoir ce que nous verrons en 2025?
Les ministres ont rendu leurs copies, nous dit la presse. Des copies empreintes d'un optimisme béat: "l'accès à ces logements pour chacun ne sera plus un facteur de stress et d'incertitude, mais une étape plaisante de la vie" (Duflot), notre pays qui "aura réintégré le concert des grandes nations industrielles" (Montebourg), "le plein emploi et la souveraineté budgétaire" (Moscovici) etc.
Aucun d'eux ne nous prévoit une crise agravée, une inflation galopante, une guerilla islamiste ou une catastrophe industrielle, événements tout aussi (sinon plus) vraisemblables que cet avant-goût du paradis qu'ils nous décrivent.
"Et la bourde?", me demandez-vous.
La bourde, C'est simple: dans douze ans, Cécile Duflot aura cinquante ans, Moscovici, soixante-huit ans, Montebourg, soixante-trois ans (pour ne citer qu'eux). Il y a de fortes chances qu'ils soient encore actifs en politique.
Et, puisqu'il y a de fortes chances pour que leurs prédictions ne se réalisent pas et qu'on s'aperçoive bien avant 2025 qu'il n'y a aucune chance pour qu'elles le fassent, leurs adversaires auront beau jeu de leur ressortir leurs contributions à ce séminaire de comiques et leurs partisans bien du mal à mettre leur échec sur le dos de Sarkozy.
Hollande et ses joyeux compagnons ont donc perdu une excellente occasion de rester discrets sur cette France de 2025.