Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
J'ai pris ce titre du Monde.fr en pleine figure: "Les crimes d'honneur, une réalité européenne".
Vous avez bien lu: "une réalité européenne"
Le début de l'article qui le suivait m'a horrifié. Jugez plutôt: "Les crimes d'honneur ne sont pas réservés aux provinces reculées de la Turquie, du Pakistan ou de l'Inde. En Europe occidentale aussi des jeunes femmes sont torturées et tuées par des membres de leur famille à cause de leurs fréquentations, de leur façon de s'habiller ou de leur refus de se soumettre à un mariage forcé .
C'est le constat de la fondation suisse Surgir, spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes."
Comment, me suis-je dit, dans notre Europe si policée, il y a encore des "crimes d'honneur"! Mais qui sont les coupables?
Des Helvètes, des Bataves, des Germains, des Catalans, des Auvergnats, des Ecossais qui perpétuent leurs traditions barbares dans leurs "provinces reculées"?
La suite me tranquillise un peu sur les peuplades autochtones de notre vieille Europe.
"Dans le cas de communautés immigrées, la crainte de l'assimilation peut renforcer ce besoin de protéger le groupe, alors que le mariage mixte et l'émancipation des jeunes générations sont perçus comme des menaces."
"Très prudent dans sa volonté de ne "stigmatiser" aucune communauté, le rapport publié par Surgir établit un lien direct entre ces assassinats et l'immigration, tout en soulignant que, majoritairement pratiqué au sein des communautés musulmanes, le crime d'honneur l'est aussi par les communautés sikhs, hindoues et chrétiennes."
Avec ce "majoritairement", je voyais poindre l'islamophobie. Heureusement, ils se sont bien rattrapés, chez Surgir: au dernier moment, ils ont rajouté les communautés chrétiennes.
Et ils ont bien raison: on ne se méfie jamais assez des chrétiens. Ce sont des sournois qui veulent rester entre eux et qui vont jusqu'au crime pour éviter de s'assimiler.