Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
"Les organisations de la société civile qui tenaient leur contre-sommet à Davos en janvier dernier, ont été bien éclairées de couronner GDF-Suez du Public Eye Award, un "prix de la honte" visant à dénoncer l'attitude irresponsable des compagnies multinationales envers les êtres humains et l'environnement."
Cette phrase, est extraite de la conclusion d'un article relevé sur le site "lemonde.fr" et signé de Jean-Marie G. Le Clézio, récent Prix Nobel de littérature, qui dénonce le projet d'un barrage dont le Brésil a confié la réalisation à GDF-Suez. Ce barrage se situe dans une région de l'Amazonie qui, outre son exceptionnelle richesse biologique, abrite des tribus indiennes dont la survie (au sens propre du terme!) est menacée par cet ouvrage.
Ce futur barrage est comparé, du point de vue des dégâts qu'il va causer, au pharaonique projet Polonoreste qui "avait scandalisé l'opinion mondiale", a été "considéré comme le pire désastre écologique que la banque Mondiale ait jamais financé" et qui "a eu pour conséquence la disparition de plusieurs groupes indigènes et la destruction de plus de 25% de la forêt de l'état de Rondonia", l'état du Brésil où ce projet a été mis en oeuvre .
Argument des autorités: "On ne saurait léser 190 millions de Brésiliens au profit de quelques milliers d'indiens. (c'est moi qui souligne). Tant pis pour les Indiens! Sales "profiteurs"!
Argument de GDF-Suez: "L'entreprise s'implique dans de nombreuses actions de soutien aux populations locales et de protection de la bio-diversité". Des soutiens et des protections de ce genre, beaucoup s'en passeraient bien. Plus culotté que ça je ne vois que l'expression "Arbeit macht frei".
On peut lire l'article in extenso sous le titre: "Un projet de GDF-Suez met en danger les dernières tribus isolées d'Amazonie".