Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Les sociétés pétrolières (et pas seulement BP) forent en pleine mer à plusieurs milliers de mètres de profondeur à la recherche de pétrole de plus en plus difficile à trouver et à extraire pour faire face à une demande croissante.
Lorsqu'un accident survient, il est très difficile sinon impossible d'accéder aux installations pour interrompre la fuite.
Le pétrole se répand dans la mer et sur les côtes en causant des dégâts qui, bien qu'estimés en centaines de millions de dollars, sont en réalité irréparables.
Le président des Etats-Unis qui pourrait (et même devrait) interdire de forer en eau profonde à la lumière de ce qui vient de se passer dans le golfe du Mexique, se décide pour un moratoire de six mois.
Les compagnies pétrolières affirment que "la production pourrait commencer à en souffrir d'ici la fin de l'année, en raison du taux rapide de déclin des champs pétroliers en eaux profondes". Elles contestent donc ce moratoire et un juge leur donne raison avec comme argument que ce moratoire est "sans fondement" (sic).
On découvre ensuite que ce juge possède un portefeuille de valeurs pétrolières.
Un responsable de BP en remet une couche : "Toute l'industrie pétrolière a estimé à juste titre (c'est moi qui souligne, c'est trop énorme) que le risque qu'un tel accident se reproduise était une probabilité extrêmement faible"
Les installations pétrolières en mer du Nord au large de la Norvège et de l'Ecosse sont conçues sur le même modèle et mises en oeuvre par les mêmes sociétés que celles du golfe du Mexique.
Notre système économique affirme "le pétrole ou la mort". Nous aurons le pétrole ET la mort.
Et je ne vous parle pas de l'industrie nucléaire!
Et bonjour chez vous!