Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Harlem Désir n'est pas n'importe qui. Il est à la tête du PS d'où est issu la majorité et le président de la République. Et il se comporte comme n'importe quel excité spécialiste de la polémique agressive. Ne vient-il pas de qualifier l'UMP de "séditieuse"?
Dans d'autres bouches, ce serait considéré comme un "dérapage", mot favori des journalistes prompts à marquer la droite à la culotte.
Heureusement qu'un homme de gauche ne dérape pas! Ne peut pas déraper!
Même quand, avant même qu'on identifie et qu'on arrête Abdelhakim Dekhar, la presse bien pensante suggérait que cet homme "de type européen" n'était que le bras armé du climat de haine qu'entretenait la droite ou qu'il n'agissait qu'en prenant modèle sur Andrès Brevnik ou les tueurs fous américains, fanatiques d'armes produits par une société violente.
Je me permets de citer un paragraphe du dernier billet de Didier Goux:
"Ce matin, le ministre de l'Intérieur a eu des accents à la Carnot pour féliciter ses troupes, dont l'exploit a consisté, rappelons-le, à cueillir un type qui dormait dans sa voiture, après qu'une bonne âme leur eut gentiment indiqué l'endroit où ils pourraient le trouver – ce qui est en effet un exploit digne de figurer sur les tablettes de la République. On ouvre la portière, toutes armes pointées, et, là, catastrophe : Abdelhakim Dehkar, musulman dûment estampillé d'extrême gauche – fin du beau rêve."
Eh oui! Fin du beau rêve.
Il y a des gens de gauche qui vous feraient presque aimer la droite.
Rassurez-vous! Presque.
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Ayez une pensée pour la pauvre Christine Boutin, obligée de porter un voile pour aller se ridiculiser à la télé iranienne.
A propos, qui lui a payé son voyage et pourquoi? N'y aurait-il pas un rapport avec les négociations sur le nucléaire iranien qui se déroulent actuellement à Genève?