Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La "remise à plat" de la fiscalité française proclamée à la va-vite par un Ayrault en perdition ressemble trop à une manoeuvre de la dernière chance.
Il veut calmer les mécontentements en incitant les râleurs à patienter.
Mais, pour ne pas inquiéter ceux qui craignent que cette remise à plat ne débouche sur une réforme qui leur enlèverait une partie de leur fromage, Ayrault a tenu à préciser "à niveau de prélèvements obligatoires constant".
Et pour que tout soit bien clair, il invite les "partenaires sociaux" à venir donner leur avis. Et pourquoi sont-ils invités à donner leur avis? Pourquoi pas les associations sportives, les autorités religieuses, les clubs du troisième âge ou les amicales boulistes?
Ces "partenaires sociaux" de gauche par définition qui recrutent l'essentiel de leurs adhérents dans la fonction publique et les entreprises d'état ne risquent pas remettre en cause un système qui les fait vivre.
Cette "remise à plat" ressemble fortement à une promesse d'immobilisme. Comme l'a dit Giuseppe Tomasi di Lampedusa, l'auteur du "Guépard": "Il faut que tout change pour que rien ne change".
La France est un pays qui est dans le peloton de tête à la fois pour les prélèvements obligatoires et pour le nombre de gens travaillant dans les services publics.
On devrait en déduire que les citoyens d'un tel état nagent dans le bonheur.
Or, il semble que certains pensent que ça pourrait être mieux.
Jamais contents, ces Français!
Il était donc urgent de leur renouveler la promesse du "changement, c'est maintenant". Un maintenant qui ressemble fort à ce lendemain où on rase gratis.
Renouveler une promesse, c'est un moyen de ne pas la tenir.