Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Le nom complet de Talleyrand était Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Sa famille prétendait être alliée à celle des comtes de Périgord, une prétention que beaucoup contestaient.
D'où ce mot de Louis XVIII: "Monsieur de Talleyrand est du Périgord et non pas de Périgord".
Comme Léonard était de Vinci. Son "de" indique une origine et non pas une quelconque appartenance à la noblesse. Leonardo da Vinci, comme on dit en italien.
C'est pourquoi j'ai avalé mon café de travers quand j'ai entendu sur France-Culture une chronique dont le sujet a été beaucoup mieux traité dans le dernier billet du bon docteur WO: les recherches menées par un soi-disant historien d'art décidé à établir l'identité de la dame qui a servi de modèle à la Joconde.
En parlant de Léonard, la chroniqueuse l'a appelé "de Vinci" tout court.
Alors, mon imagination a vagabondé. Une telle manifestation d'inculture sur une station qui se réclame de la culture a certainement une explication autre que culturelle. La dame a-t-elle des charmes qui n'apparaissent pas à la radio et qui justifient son statut de chroniqueuse, charmes qui lui ont acquis le droit de causer dans le poste? En d'autres termes, dans "chroniqueuse", le "chro" est-il de trop? Vous avouerez qu'il y a de quoi fantasmer.
Et puis, je me suis dit qu'elle est peut être vieille et fripée et que sa place à France-Culture est le cadeau de rupture d'un ministricule à une vieille maîtresse.
Tous comptes faits, je préfère me rincer l'oeil sur les pin-up qui, depuis quelque temps, égaient les blogs que je visite.