Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
L'idée m'est venue en voyant un reportage sur ces gens qui, pour s'amuser entre amis, se coltinent les épreuves du certificat d'études primaires tel qu'on le passait sous la troisième république. La conclusion de ce reportage laissait entendre que peu de bacheliers d'aujourd'hui obtiendraient ce diplôme.
"Oui, mais le certif n'est pas le bac", dit-on pour contredire le lieu commun qui affirme que "le niveau baisse".
Alors comparons les baccalauréats. Pas le bac scientifique qui, vu l'évolution des techniques, du vocabulaire et de la notation des mathématiques (sans parler de l'usage des calculettes) ne pourrait raisonnablement être comparé à son ancêtre d'il y a plus d'un demi-siècle, mais les bac littéraires d'hier et d'aujourd'hui.
Donnons à des bacheliers de 2010 les sujets du bac de 1930 et demandons-leur de faire une dissertation de français, de philosophie, d'Histoire, une version de langues vivantes, de latin etc.
Et surtout faisons-les corriger en utilisant pour cela les critères y compris (et surtout!) dans les domaines de la syntaxe, du vocabulaire et de l'orthographe.
Et si on s'aperçoit que le niveau a "baissé", on rembourse aux contribuables les sommes dépensées dans les nombreuses réformes de l'éducation nationale qui se sont succédées depuis cinquante ans.
C'est pas une bonne idée, ça?