Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Deux chroniques économiques se sont télescopées ce matin à la radio pour, d'un ton mesuré, nous proposer un choix sur ce qui nous attend dans un avenir proche et nous permettre de faire des paris.
Le point de départ: la famine en Somalie. Les causes en sont évidentes: guerre civile, fanatisme islamique, sécheresse, bouleversement climatique et surpopulation.
Nous serons, dit un des chroniqueurs, trois milliards de plus sur cette planète en 2050, soit dans trente neuf ans. Trente neuf ans, ça paraît loin, pensez-vous. Mais ces trois milliards ne vont pas débarquer d'un seul coup le 1er janvier 2050. On ne nous dit pas combien nous serons en 2049 ou en 2040? Ou même en 2030.
Ce qu'on sait, c'est qu'ils naîtront dans ce qu'on est convenu d'appeler pudiquement "les pays du sud".
Ce qu'on sait aussi c'est qu'il y aura de plus en plus de bouches à nourrir dans ces pays.
Ce qu'on sait enfin, c'est que certains prennent leurs précautions: soixante millions d'hectares de terres agricoles ont été achetées sur ce continent par les monarchies du Golfe et par la Chine. Pour produire du riz qui nourrira ces nouveaux propriétaires ... et manquera aux Africains.
A moins qu'ils ne décident de le garder par la force.
D'après un des chroniqueurs, on manquera de nourriture sur Terre avant de manquer de pétrole. Et ce sera dans très peu de temps. Il est difficile de croire que tout ça se passera paisiblement.
Je n'ose imaginer que, puisqu'on ne peut réduire les naissances, on en soit à envisager d'accélerer les décès.
Certains, paraît-il, le font déjà en cherchant secrètement des maladies qui ne s'attaqueraient qu'à certaines "ethnies" et résoudraient sélectivement le problème de la surpopulation.
Et à par ça, vous voyez qui comme candidat du PS?