Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Depuis deux ans, la centrale de Fukushima crache toutes sortes de saloperies radioactives. Des poussières, des fumées, de la vapeur et de l'eau. Sans parler des radiations invisibles.
Depuis quelques jours, c'est l'eau qui tient la vedette. Tepco vient d'avouer que des centaines de mètres cubes d'eau très fortement radioactive se déversent quotidiennement dans l'océan. Au point que l'autorité de sûreté nucléaire nippone vient de décréter l'état d'urgence.
De quoi s'affoler et peut-être de faire basculer quelques Français de plus dans le camp des anti-nucléaires. Il fallait réagir et faire appel à quelqu'un payé pour nous dire que c'est moins grave que si c'était pire.
Cette fois-ci, c'est Jérôme Joly, directeur général adjoint de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui s'y colle et nous déclare depuis la France (excellent poste d'observation de la situation japonaise!):"l'impact environnemental de ces fuites d'eau contaminée resterait toutefois marginal par rapport à la radioactivité totale émise en 2011 au moment de l'accident". (source: LeMonde.fr)
Je ne suis pas tout à fait tranquillisé car je note qu'il a employé le conditionnel "resterait".
C'est sans doute pour ça qu'il n'est que directeur général adjoint.
S'il avait osé utiliser l'indicatif, c'est lui qui serait directeur général tout court.