Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Des fondamentalistes chrétiens (ce sont eux qui veulent qu'on les appelle ainsi plutôt qu'intégristes) ont manifesté contre une pièce de théâtre qu'ils estiment blasphématoire et que certains spectateurs, interrogés à la sortie ont jugée médiocre.
Au nom de la liberté d'expression.
Ils entendent faire savoir qu'ils veulent faire interdire les représentations de ce qu'ils estiment injurieux, non pas tant pour eux mais pour le dieu qu'ils révèrent.
Ils ne leur vient pas à l'idée que leurs protestations et l'affirmation de leur croyance constituent un blasphème pour ceux qui ont d'autres dieux qu'ils honorent par d'autres rites et aussi pour ceux qui n'en ont aucun
Et que la notion même de blasphème, outre la proclamation du fait qu'elle affirme qu'ils entendent poser en principe qu'ils sont seuls juges des limites qu'ils entendent poser à la liberté d'expression d'autrui est un crime contre l'esprit.
Il n'y a qu'une seule façon de lutter contre le blasphème, c'est le blasphème lui-même, c'est de le délayer dans d'autres blasphèmes.
N'hésitons donc pas à rigoler du petit Jésus et du pucelage qu'à conservé sa mère à l'entrée comme à la sortie.
Comptons tous ceux qui sont "montés au ciel".
Demandons-nous qui est la réincarnation du chat qui a été écrasé sur la route qui mène chez moi.
Affirmons que si Allah est grand, Ganesh est gros.
Etc etc etc.
Blasphémons!
PS: Soyez quand même gentils avec Ganesh, c'est le seul dieu qui ressemble à Babar.
PPS: Je regrette pour une fois de ne pas habiter Paris. Je me serais fait une joie d'aller pousser quelques "Croâ, croâ!" aux alentours de cette manifestation.
Je reviens sur cet article après avoir lu quelques commentaires.
Il me semble utile de préciser que le blasphème est une notion "interne" à une religion. Un catholique peut "blasphémer" contre les dogmes ou les symboles de la religion à laquelle il appartient et c'est une affaire entre lui et son confesseur. S'il s'attaquait à une autre religion, il ne "blasphèmerait" pas. De même, un non-chrétien ne peut "blasphémer" en faisant une pièce comme celle dont il est question. En revanche, il est compréhensible qu'utiliser pour une représentation publique des symboles religieux peut être perçu par des chrétiens comme une agression contre eux. On l'a vu avec l'affaire des caricatures de Mahomet qui a fait régir le monde musulman.
Tout bien réfléchi, je pense, quelle que soit la violence des attaques et leur mauvais goût, que ces chrétiens ont tort. Comme ont eu tort ces musulmans.