Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Bachar arroserait ses adversaires de gaz sarin. Les rebelles en feraient autant, dit-on et la communauté internationale s'agite, proteste, s'émeut et condamne. Fermement. Bachar qui était si bien en cour il y a peu est devenu un assassin, indigne successeur des nazis. Car le gaz, ce n'est pas bien. On en meurt.
En revanche, la communauté internationale ne protestait que très mollement quand des gens étaient ensevelis sous les décombres de leur maison, étaient brûlés vifs, coupés en deux par une rafale de kalachnikov, éviscérés par une grenade, égorgés par une baïonnette, écrabouillés à coups de crosse et massacrés de toutes les façons qu'autorisent le progrès des armes et la folie humaine.
Mais, répétons-le, le gaz, c'est pas bien.
Alors, que ce soit vrai ou faux, que les vidéo qui circulent soient bidonnées ou non, la communauté internationale, impuissante devant le chaos qui s'installe dans les pays arabes dont les printemps ressemblent de plus en plus au légendaire travail de même origine, la communauté internationale, disais-je, a décidé de gonfler ses petits muscles et de faire un exemple en prenant parti contre le plus faible donc le moins dangereux: l'alaouite, dictateur du plus petit pays.
Parce qu'essayer de séparer les sunnites et les chiites avant qu'ils ne généralisent le bordel qu'ils ont créé, ça, c'est au-dessus de ses forces.