Nos banques françaises se sont refait une santé avec les milliards généreusement avancés par les contribuables. En accordant des crédits aux entreprises ou aux particuliers? Ne rêvons pas! Les quelques prêts qu'elles ont accordés ne sont quand même pas déjà remboursés! Pas tous! Ils ont simplement été transformés en créances. Et voilà de nouveaux actifs qu'on leur souhaite le moins toxique possible (et qu'on nous souhaite aussi!).
Mais surtout, avec ces capitaux, ils peuvent aussi se lancer dans de nouvelles spéculations. Et ils ne s'en privent pas. Et c'est reparti! Comme avant! Les traders ont encore de beaux jours devant eux et de quoi payer la taxe carbone pour leur Ferrari.
La finance, c'est comme le cheval, quand on tombe, il faut remonter tout de suite. C'est le meilleur moyen de vaincre sa peur et de prendre des risques sans trembler.
Faire valser le pognon, surtout quand il ne vous appartient pas génère de gigantesques profits. Et quand on perd, l'Etat est là. D'autant plus que les grandes puissances se sont bien juré qu'on ne laisserait pas tomber le prochain LehmanBrothers.
Pour l'argent de poche, elles ont un truc: battre le record européen des frais bancaires.
Et pour mettre de juteuses cerises sur leur gâteau crémeux, elles n'ont pas renoncé à proposer aux pauvres leur crédit revolving. Vous savez bien ce fameux crédit que Lagarde d'Essous vouait aux gémonies et qui -curieusement- ne la scandalise plus du tout. Faut dire que c'est un truc génial dans sa simplicité: les banques de détail empruntent à 1% aux banques centrales et prêtent aux pigeons à plus de 20%! Ce serait dommage de s'en priver.
C'est reparti comme avant, ai-je dit, Je rectifie: pire qu'avant! Les banques savent bien qu'elles viennent de remettre sur pieds l'escroquerie à la pyramide qui a provoqué la crise. Elles se dépêchent donc de râcler le maximum de pognon avant la prochaine.
Les banques? Non! Les banquiers, les gloutons du bonus, les avides de retraite-chapeau, les affamés de primes diverses et les revendeurs au bon moment de stock-options. Pas le petit personnel, bien sûr!