N'en déplaise à Carlus, on peut critiquer Sarkozy sans pour autant devoir se jeter dans les bras du PS (au fait, ceux de Martine ou ceux de Ségo?). Et savoir que lors des prochaines présidentielles, le seul choix qu'on aura vraisemblablement l'obligation de faire sera entre Sarko et un quelconque éléphant n'est pas une perspective exaltante. Si peu exaltante que l'on peut déjà affirmer que le parti des abstentionnistes sera encore une fois vainqueur sans que cela ne pose le moindre problème à la classe politique.
Quand on veut des frites à la cantine, ça en énerve certains d'avoir le choix entre les endives et les brocolis.
On a le droit d'avoir des idées progressistes et celui de croire à la démocratie sans accorder sa confiance à des gens qui affirment les partager et même s'en faire les interprètes mais qui donnent tous les jours les preuves du contraire, des gens qui nous demandent de voter pour eux mais qui ne sont pas capables de voter proprement pour eux-mêmes, des gens qui croient qu'il suffit de se proclamer "de gauche" pour avoir droit à l'indulgence du peuple pour leurs petites ou grandes magouilles, des gens qui n'ont plus d'idéologie, plus d'idée, pas de projet et même pas un plan pour accéder au pouvoir sinon celui d'attendre en espérant que Sarko sera encore pire qu'eux.
On a aussi le droit d'avoir ses propres idées et d'éprouver ses propres sentiments, d'être sévère avec Sarko sans pour autant être un thuriféraire de ses adversaires. On a le droit de ne pas être de droite sans être contraint d'entrer dans la case "trotskiste", "anarchiste", pour ne pas dire "débile léger" ou "pue de la gueule";
Si nous vivons dans un système où le seul choix qu'on nous offre, c'est de voter pour un gosse de riche de droite fier de l'être ou un gosse de riche de droite qui s'en excuse, je revendique le droit de refuser de choisir.
Quelles que soient les conneries ou les saloperies qui seront faites, elles ne le seront pas en mon nom.
Ouf! Ça soulage!