Pour préparer Copenhague qu'on nous annonce comme LA réunion qui va décider de l'avenir du climat et qui prendra la suite du protocole de Kyoto, des "réunions informelles" se sont ouvertes aujourd'hui à Bonn après celles qui ont eu lieu au même endroit en juin dernier.
Elles vont prendre en compte les décisions prises lors de la réunion du G8 et du ("Ouvrez le ban!") Forum des Economies Majeures ("Fermez le ban!") qui s'est tenu à l'Aquila et où Carlita a fait son intéressante.
Fin septembre on se réunira encore à Bangkok et à Pittsburg (G20).
Tout ça pour quoi? Pour que l'accord de Copenhague ne soit "ni efficace, ni juste". C'est ce que craint Emmanuel Guérin, responsable des négociations internationales à L'IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales).
Les USA traînent les pieds pour ne pas mécontenter leur opinion publique, les pays émergents veulent bien un accord à condition que les pays développés commencent et qu'on ne les oblige pas à prendre des décisions "à court terme", les pays en voie de développement refusent si on les aide pas financièrement (une centaine de milliards de dollars par an pendant ... quelques années) pour réduire leurs émissions de CO2 et aussi "pour faire face aux effets du réchauffement". Une manière de dire que le réchauffement va s'accélérer quand même.
Conclusion: il va falloir "trouver de nouvelles sources de financement pour lutter contre le réchauffement climatique comme une taxe sur les émissions des transports aériens et maritimes". Mais ce n'est qu'un exemple ... de taxe.
Il faudra ensuite trouver le moyen de distribuer ce pactole pour qu'il n'atterrisse pas dans des paradis fiscaux sur les comptes de quelques dictateurs exotiques (quoique "démocratiquement élus" défense de rire!).
Un problème: une taxe. Ça valait vraiment la peine de prévoir tant de réunions? (source: Le Monde.fr)