"BNP-Paribas a reçu plus de cinq milliards d'euros d'argent public au titre du soutien au secteur bancaire" en octobre dernier, nous rappelle l'AFP. On apprend ces jours-ci qu'une provision d'un milliard est destinée à être distribuée aux traders (qui devraient faire un communiqué pour remercier le contribuable qui leur permet de relancer la roulette moins d'un an après le début de la crise dont ils sont responsables).
Le PDG de la banque déclare que cette somme représente "les rémunérations variables des opérateurs de la banque d'investissement au pro-rata de ses gains".
Alors, c'est donc reparti? On re-spécule, on reprend des risques?
"Meuh non! Qu'est-ce que vous allez chercher? "La banque respecte "scrupuleusement" les règles établies par le G20", déclare le porte-parole de la banque, tout en suggérant que ce n'est pas le cas de ses confrères et concurrents.
Je croyais que "rien ne serait comme avant", qu'on allait "réformer le capitalisme". (En réalité, je n'y croyais pas mais j'aurais pu).
J'en conclus que ce n'était pas la peine de faire des règles comme celles-là. Quand on les applique, ça fait déjà tousser mais si on ne les applique pas, alors là ...
Et que si on n'avait pas réuni le G20, pour l'effet que ça a fait, on n'aurait pas été tristes.
Surtout qu'on n'a pas été invités.