A l'Aquila, le G8 annonce qu'il espère faire accepter par la communauté internationale à Copenhague l'engagement de prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas dépasser un accroissement de la température mondiale de 2° d'ici à 2050. Les grands de ce monde estiment que si cette limite n'est pas franchie, la situation sera encore à peu près gérable et la planète habitable pour ceux qui auront survécu jusque là.
MAIS:
- nombre de climatologues pensent que cette limite risque justement d'être franchie quoi qu'on fasse et plus sûrement encore si on ne fait rien ou pas grand chose.
- beaucoup de pays ne sont pas prêts à accepter de prendre de telles mesures.
- un accroissement de la température moyenne de cette importance occasionnerait de grands bouleversements qui mettraient en danger de nombreuses espèces animales et végétales, réduiraient les surfaces agricoles et diminuerait fortement le rendement des cultures.
- il est impossible d'évaluer l'impact des déplacements de populations provoqués par les conséquences de ce réchauffement.
- et (bien entendu!) on n'a pas évoqué le sujet tabou posé par l'augmentation prévisible de la population mondiale.
On m'objectera que 2050, c'est encore loin. A quoi je répondrai: "Et 2049? Et 2048? etc"
C'est pourquoi j'invite mes lecteurs à adhérer dès à présent au P.P.P. (Parti Pessimiste Planétaire). Un seul mot d'ordre: "Foutus pour foutus, patron, remettez-nous ça!".