Sarko a affirmé que "la burqa n'était pas la bienvenue en France". Il a aussitôt modéré ses propos en soulignant que "Dans la république, la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions". "La burqa n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement", a-t-il ajouté.
Il est retombé dans son erreur coutumière sous prétexte de tolérance républicaine et en utilisant un argument accessoire (l'asservissement des femmes) pour ne pas aborder le principal (la dimension politique de la burqa) et risquer de se faire accuser d'islamophobie. A moins que ce ne soit une nouvelle reculade. Ça y ressemble.
Dans le même temps de bonnes âmes prêchaient pour qu'on ne s'attaque pas à la burqa en avançant des arguments tournant autour de la nécessité d'intégration et de l'apprentissage du français (comme Cécile Duflot des Verts).
La proclamation du chef d'Al Qaïda au Maghreb Islamique est venue doucher leur angélisme. En appelant à la "vengeance" contre la France qu'il accuse de vouloir empêcher la pratique de l'islam, le bonhomme est clair. Son islam est total et donc totalitaire. Ses partisans doivent suivre la charia et la burqa n'est qu'un des préceptes que, d'après lui, elle impose.
Plus qu'une coutume vestimentaire, qu'un "manque d'intégration" ou de moeurs sexuelles médiévales, la burqa (qu'elle soit imposéé, acceptée ou voulue par les femmes) se proclame, de l'aveu même de ceux qui la défendent comme un signe d'appartenance à un groupe à la fois, culturel, religieux et politique donc, je le répète, totalitaire (sans parler de ses liens avec le terrorisme islamique) qui affirme son refus de notre République.
Il reste à attendre pour savoir quelle forme prendra cette "vengeance".
Je conseille aux surfeurs émérites de visiter les sites et les blogs islamistes. Ce ne sera pas du temps perdu.