L'enquête sur l'attentat de Karachi s'oriente vers une affaire de pognon et de commissions. La France qui a vendu, grâce au financement fourni par l'Arabie Saoudite, des sous-marins au Pakistan avait promis des "commissions" à certains officiels pakistanais. "Commissions" est dans ce cas un mot poli pour dire pots-de-vin versés par le vendeur à certains décisionnaires de l'acheteur. En échange de ces "commissions", les Pakistanais (juste un peu corrompus) devaient verser des "rétro-commissions" (des pots de vins payés par l'acheteur corrompu au vendeur corrupteur et pris sur les pots-de-vin que l'acheteur corrupteur a payés au vendeur corrompu) qui auraient en bout de course financé la campagne présidentielle de Balladur. Pour mettre toutes les chances de son côté, Chirac en ne payant pas les "commissions", fermait le robinet à phynance d'Edouard. Mais les hauts-gradés de l'armée pakistanaise et de ses services secrets dont les sympathies à l'égard des extrémistes islamistes ne sont pas un mystère ont "instrumentalisé" (mot poli pour dire "engagé") le groupe islamiste qui a commis l'attentat. (Propos des avocats des victimes. Rapportés par l'AFP).
Tout s'est déroulé de manière "parfaitement régulière" a déclaré Balladur. Si c'est lui qui le dit, on peut le croire!
Résultat de l'opération: quatorze morts et douze blessés mais Chirac a été élu!