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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.

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Tout le monde il est (pas si) gentil (que ça).

Barak Obama tend la main au monde musulman. C'est gentil de sa part. Très gentil. Trop gentil et donc peut-être pas si malin que ça. Beaucoup d'arrogance alliée à autant d'angélisme, à première vue le cocktail est curieusement dosé. Si on y ajoute une vision simpliste de la réalité, le mélange risque d'être difficile à digérer.

Arrogance: un pays, même s'il est (ou croit être) le plus puissant du monde ne peut être sur le même plan qu'une religion, même si ce pays est profondément religieux.

Angélisme: C'est une illusion que de croire qu'une religion révélée qui s'affirme comme étant la seule "vraie", peut négocier ses préceptes, ses valeurs et son mode de vie avec ceux qu'elle considère comme des "infidèles.

Vision simpliste de la réalité: le "monde musulman" est très divers. Les occidentaux de la "communauté internationale" ont inventé l'expression "arabo-musulman" en affectant d'ignorer que tous les arabes ne sont pas musulmans et que tous les musulmans ne sont pas arabes. Pour citer trois exemples, l'Indonésie, l'Iran et la Turquie
quoique peuplés majoritairement de musulmans ne sont pas arabes. Quant aux intérêts des différents pays, ils diffèrent profondément; sans parler de l'opposition quand ce n'est pas de l'hostilité qui perdure entre chiites et sunnites (pour ne citer que les deux principaux courants de l'islam).

Il y a de grandes chances pour que dans une partie de ce "monde musulman" cette main tendue soit perçue comme une demande d'armistice et donc un aveu de faiblesse.

Enfin, dernière erreur, ignorer que les chefs d'état de ce monde arabo-musulman ne reflètent pas le sentiment de leurs peuples. Si on demandait à "la rue musulmane" de choisir entre Ben Laden et Obama, il n'est pas certain que le président américain emporterait la palme de la popularité.

Le discours d'Obama au Caire risque donc de poser plus de problèmes qu'il n'apportera de solutions. J'espère me tromper, bien sûr.

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S
Bonjour,<br /> <br /> Ma réflexion n'a rien de théologique.J'ai voulu situer tout simplement le discours de obama par rapport au contexte qui prévaut actuellement.Et ne croyez guère que les mises au point quant à des termes usités passent pour etre de la théologie.A la limite, cette mise au point des termes relève de la linguistique. Bien a vous
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P
<br /> Linguistique, si vous voulez mais dans le cadre d'un vocabulaire religieux. En d'autres temps, en France et dans d'autres pays d'Europe, la "linguistique" sur les termes "grâce suffisante" et<br /> "grâce nécessaire" a enflammé les esprits et fait trembler le pouvoir politique. Ce qui nous semble bien dérisoire aujourd'hui. De toutes façons, c'est de politique internationale que j'aurais<br /> voulu entendre Obama parler non de politique inter-religieuse.<br /> <br /> <br />
S
Bonsoir,<br /> Vous semblez perdre de vue que les données actuelles qui pèsent sur le monde ont évolué depuis peu. Le va t en guerre de l'Amérique avec l'ère Bush a creusé un fossé énorme entre l'Orient et l'occident.Et le discours de Obama n est pas une politique de la main tendue encore moins un signe de faiblesse, mais un appel à une reprise de contact avec le monde musulman et à une prise de conscience des grands enjeux auquels ce monde bouillonnant fait face. Il en appelle aux principes de tolérance, d'humanisme ancrés dans le culte musulman sans intention aucune de manipuler l'opinion islamique.Son discours tranche singulièrement avec celui des anciens présidents.Vous pourrez considerer ceci de sa part comme une diplomatie,une forme de politique inavouable pour s attirer les faveurs de l'islam et ses fervents, n'empeche qu'il parait avoir à son actif cette volonté d'ouverture au monde musulman dont semblaient reticents les anciennes administrations malgré le spectre du terrorisme islamiste. Et meme si l islam n est pas fait que des arabes, il est partagé par des millions de millions de gens ayant foi en leur prophète Mohamed et leur livre revelé.A ce titre, la diversité ne semble pas constituer un grand problème notamment en ce siecle de rencontres des cultures et de leur metissage. Pour votre information, le mot "croisé" est une expression qui passe pour n etre pas islamique. C est un terme connu du monde greco-latin surtout catholico-greco-romain si vous le permettez.En fin,le terme impropre d infidele ou mecreant a été traduit de façon biaisée par les orientalistes occidentaux.Le terme par exemple traduit a tort par mecreant provient de l arabe "al Kafara" dont le substantif al "kafir".Kafara signifie "ne pas croire" au sens de n'avoir pas la science et la connaissance requise pour apprehender la vérité de Dieu. Un kafir est un individu ou une personne qui passe pour etre aveugle, ignorante, a la limite un sot, un profane. Avec le contexte historique et la vindicte des guerres de religion, le terme kafara devint pejoratif et suggère un sens propre d'infidèle, de mecreant niant Dieu et ses commandements et faisant pair avec le Diable.L'on a eu tendance à diaboliser le non croyant musulman et lui nier toute pretention de croyance sincère et fidèle au Divin.
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P
<br /> Faisant profession de non-foi, je ne veux pas me lancer dans un débat théologique et dans une exégèse des textes. Il y a trop de religions différentes pour qu'il n'y en ait pas -au moins- quelques<br /> unes qui soient dans l'erreur. Chacun, bien sûr, prêche pour la sienne et je remarque qu'on ne trouve des arguments en sa faveur  qu'à l'intérieur de sa propre croyance. Raisonnement<br /> circulaire?<br /> Je me suis placé sur le terrain géo-politique et mon argumentation était fondée sur le fait que faire entrer la religion dans le débat est une erreur fondamentale alors que l'arrivée de Barak Obama<br /> à la présidence des USA, dans la mesure où elle est perçue comme une rupture, pouvait être l'occasion de fonder une "coexistence pacifique" (en attendant une paix véritabl) sur des réalités<br /> tangibles.<br /> <br /> <br />
D
Je voudrais ajouter que les USA ont déjà passé des accords avec la plupart des états qui se réclament de l'Islam, mais les peuples, comme vous le dites, n'y adhèrent pas et Obama tentent de les séduire. C'est en effet une régression de devoir, pour le faire, en passer par la religion, mais il n'y a pas d'autre solution, même si l'idéal serait de discuter philosophie.<br /> Dr WO
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P
<br /> Nous sommes d'accord!<br /> <br /> <br />
M
J'ai surtout "aimé" sa dernière phrase. Que Dieu soit avec vous ! Celui qui inscrit dans la constitution américaine ? ou celui des autres... <br /> Amicalement, Maous
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P
<br /> Que Vishnou le patafiole!<br /> <br /> <br />
O
pfff...après ces bonnes paroles, rien de tel qu'un bon album de Carla à fond pour tout oublier !
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P
<br /> A fond? Pour acompagner une minute de silence?<br /> <br /> <br />