Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Alors que la crise financière n'est pas encore terminée, que nous sommes en plein dans la crise économique et que la crise sociale n'en est qu'à ses débuts (en attendant la crise politique?), les Bourses montent, "entraînées par les financières" comme le souligne un analyste.
Qui ajoute: "C'est parce que les Boursiers anticipent la reprise". J'ajouterai à cela: "Et parce que les boursicoteurs et les spéculateurs (la différence réside dans le nombre de zéros) anticipent l'anticipation". C'est la "dimension psychologique" de la finance.
Ces financières sont-elles si solides? Leurs capitaux propres sont-ils suffisants au regard des normes prudentielles pour couvrir des créances qui peuvent se révéler douteuses. Tout dépend du doute. Et ce doute réside dans la capacité des entreprises à vendre leurs production pour, comme elles disent, "reconstituer leurs marges". Ce qui signifierait que, pour l'instant, elles perdent de l'argent. Vendre, oui. Mais à qui?
Les constructeurs automobiles américains et européens ainsi que leurs nombreux sous-traitants, pour ne prendre que cet exemple, vont-ils pouvoir continuer à faire absorber à des marchés saturés (sur lesquels seule la croissance démographique et l'usure des véhicules alimentent la demande) les nouveaux modèles qu'ils fabriquent pour préserver les emplois? Ne seront-ils pas plutôt contraints de diminuer leurs production et donc de licencier car les nouveaux chômeurs aux revenus moindres et aux perspectives sombres ne vont pas changer la voiture qu'ils possèdent encore? Et les jeunes trouveront-ils le travail qui leur permettrait d'acheter leur première voiture? Heureusement, les grèves remplacent avantageusement le chômage partiel pour diminuer la masse salariale. Mais là, on entre dans la crise sociale!
Aux Etats-Unis, le "stress-test" des banques n'est pas à l'avantage de toutes, d'autant plus que des bruits courent selon lesquels les chiffres publiés auraient été "négociés". Les plus grandes (Bank of America, Citigroup, Wells Fargo) doivent se recapitaliser encore à coups de milliards de dollars sous peine de voir l'Etat entrer dans leur capital. Sommes nous certains, dans cette éventualité, que les représentants de l'Etat américain seront meilleurs gestionnaires que leurs homologues français qui siégeaient dans les conseils d'administration d'établissements financiers? Souvenons-nous du Crédit Lyonnais!
Voilà. C'était juste histoire de faire le point.
Pour l'instant, il n'est pas question de changer le modèle économique, a fortiori les modèles social et politique. On va juste réparer la machine qui est entrée dans le mur. Le mur n'a pas souffert, lui. Il est toujours là.