Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Je veux parler des fraises espagnoles. Qu'est-ce que vous croyiez? Que je parlais des candidats aux européennes? Vous avez l'esprit bien mal tourné!
Non je veux parler de ces petits machins tout durs, rouges à un bout et verts à l'autre, qui croquent sous la dent et qui vous collent la langue au palais tellement ils sont acides malgré le sucre dont on est obligé de les recouvrir.
Il faut dire qu'ils sont cultivés (fabriqués serait plus juste) en Andalousie de manière industrielle sous des bâches en plastique couvrant des milliers d'hectares, au prix d'une extrême pollution des sols, d'un usage "généreux" de fongicides, de pesticides, de désinfectants divers et d'engrais aussi naturels qu'une paire de prothèses mammaires, d'un épuisement de la nappe phréatique, d'une destruction de la nature environnante (y compris d'une réserve naturelle qui l'est de moins en moins, naturelle, la pauvre).
Comme je l'ai entendu dire à la télé à l'occasion d'un reportage par un producteur andalou de ces fraises-miracles: "Moi, je n'en mange pas. C'est bon pour les Français".
Croire que toutes les saloperies dont on nourrit les fraisier, avec lesquelles on les "soigne" et dont certaines sont interdites (mais tolérées), ne se retrouvent pas dans votre assiette, c'est comme penser que le PDG d'une banque ne rêve pas d'un bonus, de stock-options et de parachute doré.
C'est simple, les fraises espagnoles sont à la gastronomie et à la santé ce que les prochaines élections européennes sont à la démocratie!