Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Dans notre monde en crise, alors qu'on parle d'une perte des valeurs (pas seulement morales, boursières aussi! Ce qui prouve bien que les deux sont liées), que l'on s'interroge sur les économies (où vais-je mettre les miennes, dans la lessiveuse ou sous le matelas?), que les banques sont dirigées par des saltimbanques (on ne s'en aperçoit que maintenant alors que leur nom aurait dû nous mettre la puce à l'oreille), que l'on indemnise les PDG plus que ceux qu'ils mettent au chômage, deux nouvelles viennent mettre une lueur d'espoir dans le ciel pourtant bien sombre de nos dirigeants qui vont pouvoir continuer à tenir d'une main ferme les cordons de notre Bourse.
Bourse avec une majuscule, vous l'avez certainement remarqué.
Un certain Xavier Rolet, un Français (cocorico!), vient d'accéder au poste prestigieux de directeur général du London Stock Exchange, la Bourse de Londres, une des premières places financières mondiales. "The right man in the right place", pourrait-on dire, puisque qu'il a occupé des fonctions élevées dans des institutions prestigieuses telles que Goldman Sachs, Crédit Suisse et Lehman Brothers jusqu'à la faillite de cette dernière banque (c'est une référence!). Il se dit heureux de rejoindre le LSE et de "pouvoir contribuer à la poursuite de son succès" (vous ne rêvez pas). Moi, si j'étais le LSE, je m'inquièterais.
Un autre financier de haut vol (je n'aurais peut-être pas dû écrire "vol", ça risque de prêter à confusion) s'est vu récompensé de son dévouement à la transparence et à la haute tenue morale des marchés financiers français. Il s'agit de Jean-Pierre Jouyet, président de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers). Notre bien-aimé et si sympathique (Si, si!) ministre du Budget, Eric Woerth, vient de lui accorder une augmentation rétroactive en faisant passer à compter du 15 décembre dernier son indemnité de 149 000 à 220 000 euros. Je vous laisse calculer le montant du rappel qu'il trouvera sur sa fiche de paie (pardon! d'indemnité) de la fin de ce mois.
Voilà, voilà.
Et vous avez jusqu'à ce soir minuit pour payer votre tiers provisionnel.
Et que ça saute! Sans hésitation ni murmure.
Et bonjour chez vous!