Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
A la fin des années 90, un certain Jean-Pascal Couraud, journaliste de son état, enquêtait sur des transferts de fonds présumés entre une grosse entreprise polynésienne et un présumé compte "qu'aurait" détenu Jacques Chirac au Japon.
Jean-Pascal Couraud a disparu. L'AFP nous le rappelle (ça date de 1997).
Le juge enquêtant sur cette disparition, a saisi des documents au siège de la DGSE, automatiquement classés "secret-défense". La raison qui a amené le juge a soupçonner la DGSE ne nous est pas communiquée par l'AFP. Moi, j'aurais pensé à une fugue ou à un accident. Pas le juge! C'est d'ailleurs pour ça qu'il est juge, cet homme. Et il s'est dit "Encore un coup de la DGSE!" Un peu comme dans "Les incorruptibles", Eliott Ness se dit toujours "Encore un coup d'Al Capone!"
Une commission chargés d'apprécier la nécessité de garder ce secret enfoui a donné un avis favorable à la divulgation (la "déclassification" pour parler technocrate parce que "déclassement", franchement, ça fait franchouillard) de certains de ces documents. Hervé Morin, ministre de la défense et donc du secret-défense, a suivi cet avis.
Une perquisition au domicile de Gaston Flosse, ex-sénateur UMP de Polynésie, (pareil: "Encore un coup de Gaston Flosse", s'est dit le juge, décidément très perspicace) a permis de découvrir une lettre relatant (oh pardon!) qui "relaterait" la torture, l'assassinat de Jean-Pascal Couraud et l'immersion de son corps en haute mer. L'auteur de cette lettre "l'aurait écrite" au cas où il lui "arriverait" quelque chose. Lui aussi était perspicace: ça n'a pas traîné; son cadavre a été découvert dans la nature.
Alors, ça vous plaît, la politique?
Mais il n'y a qu'une partie des documents saisis qui a été "déclassifiée" et certains ne le sont qu'en partie. Ce qui signifie qu'aujourd'hui encore, on ne peut que supposer ... Supposer quoi d'ailleurs? Supposer que tant que Chirac, Bernadette et leurs héritiers seront de ce monde, le secret-défense continuera à couvrir le contenu de ces documents? A mon avis, ce compte présumé, présumé au Japon, ouvert au présumé bénéfice de l'ex-président présumé doit être présumé vide et fermé depuis longtemps pour autant qu'il ait existé. Je souligne que ce n'est qu'une supposition, que tout cela n'est qu'un tas de présomptions et qu'en plus je ne pense et n'écris qu'au conditionnel. Et que je vous conseille de ne lire cette page qu'avec des pincettes (je sais, ce n'est pas facile de lire avec des pincettes mais quand on veut on peut).
Sutout qu'il n'y a peut-être rien de vrai là-dedans. C'est peut-être encore un coup de ces journalistes qui disparaissent exprès, se font torturer et assassiner juste pour faire leurs intéressants et jeter l'opprobre sur des entreprises qui travaillent au bien-être de la collectivité et des élus dont l'honnêteté est aussi légendaire que de leur dévouement au bien public.
Alors, ça vous plaît toujours, la politique?