Il y a quelques jours, Patrick Pelloux déclarait qu'au moment où il parlait, il ne restait plus qu'un seul lit en réanimation dans toute l'Ile-de-France. Ce lit a dû être occupé depuis puisqu'un homme victime d'un accident cardiaque est mort faute de pouvoir être pris en charge.
Chacun rejette la responsabilité sur son voisin. Mais ils sont TOUS responsables.
- La ministre de la Santé qui refuse de reconnaître la réalité du sous-équipement des hôpitaux en personnel et en matériel et qui n'a que deux réponses aux questions qu'on lui pose: son budget avant l'accident et l'enquête administrative après.
- Ceux qui ont organisé en France le système de santé qui encombre les urgences faute de médecine de ville capable de prendre en charge des malades dont l'état ne justifie pas un transport aux urgences (il suffit d'avoir été aux urgences d'un hôpital pour le constater).
- Les médecins eux-mêmes qui veulent "prendre des vacances comme tout le monde" et surtout en même temps que tout le monde.
- Les directeurs d'hôpitaux qui acceptent que l'on ferme des lits pour Noël comme si, quand la médecine est au ski, la maladie faisait relâche.
- Les pouvoirs qui se sont succédés qui ont préféré construire un porte-avion, entretenir une armée inutile en temps de paix et inefficace en temps de guerre, arroser les grandes entreprises, conserver des nuées de fonctionnaires inutiles à certains endroits et exploités à d'autres et -aujourd'hui encore- sauver les banques plutôt que les hôpitaux.
Un conseil: si vous voulez être malade, prévoyez de l'être en dehors des vacances scolaires de votre zone, installez- vous près d'un hôpital et attendez que Roselyne Bachelot ne soit plus ministre de la Santé ou alors d'autre chose. Des anciens combattants par exemple.