Un "analyste" discourait ce matin sur la crise de l'industrie de l'automobile en affirmant que les constructeurs avaient fait une erreur de marketing en ne voyant pas venir la nouvelle demande pour des voitures plus écologiques (moins grosses, moins gourmandes, moins polluantes) et que donc leur reconversion nécessiterait du temps (on n'a que ça à faire!) et de l'argent (et qui va payer d'après vous?). On concluait à la nécessité d'une certaine indulgence vis-à-vis de ces industriels, pourtant le-dessus-du-panier-de-l'élite-des-dirigeants-de managers-de-secteurs-porteurs encensés par les médias (un week-end au Maroc pour essayer ta nouvelle auto? Banco!)
Ils ignoraient l'écologie, essaie-t-on de nous faire croire. Pourtant ils en ont des services d'études de marché et de brain-storming pour trouver comment nous imposer, non pas les voitures qu'on voudraient mais celles qu'ils ont décidé de fabriquer: des grosses sur lequelles ils pouvaient faire de grosses marges! Et leur lobbying était vigoureux et même agressif pour retarder au maximum l'arrivée d'une réglementation contraignante.
Car il faut que les choses soient dites. Les marchands de bagnoles, l'environnement, c'est pas qu'ils savent pas ce que c'est, c'est qu'ils sont contre.
Eh bien! Bien fait pour eux!