Encore un ex-dirigeant d'EADS mis en examen pour "délit d'initiés"! Un délit qui lui a rapporté six cents et quelques milliers d'euros. C'est l'AFP qui nous l'apprend aujourd'hui. Il y a des gens qui attaqueraient une épicerie pour moins que ça et qui -eux- risqueraient la taule.
Quoi qu'il en soit, cela porte à dix-sept le nombre de cadres de très haut niveau impliqués dans cette gigantesque magouille. Cet ex-dirigeant n'est plus chez EADS. "Bien fait!", direz-vous. "Qu'il aille faire la queue à l'ANPE, ça lui apprendra".
Naïfs que vous êtes! Il s'est recasé vite fait chez Safran à un poste de responsabilité grâce sans doute à la haute moralité dont il a fait preuve chez EADS. Dans les affaires, a dû se dire le recruteur, on a toujours besoin de quelqu'un comme lui. Devinez quel était le nom de cette entreprise avant qu'elle ait jugé bon de changer de nom. Vous saurez peut-être pourquoi elle l'a fait.
Ne vous indignez pas. Pas encore. Attendez la suite: Sur les dix-sept mis en examen dans cette affaire,
onze sont toujours en poste chez EADS.
Les réunions au sommet doivent irrésistiblement faire penser à certains épisodes du "Parrain" sous la présidence de Don Corleone.
P.S. : La Justice a préféré, sans doute faute de moyens, "oublier" les centaines de cadres de niveaux inférieur qui ont vendu au bon moment les actions ou les options qu'ils détenaient. Les personnages de plus haut niveau encore (en particulier certains gros actionnaires) qui en ont fait autant n'ont pas tous des soucis à se faire dont celui qui, pour sa défense, a préféré se déclarer "incompétent" plutôt que "malhonnête". C'est la Caisse des Dépôts et Consignations qui en est de sa poche pour s'être fait refiler les actions EADS au prix fort juste avant leur chute.
Et la Caisse des Dépôts, c'est qui? ............. Réponse exacte: vous avez gagné ou plutôt "perdu"!
Dernière question: Sursis? Non-lieu? Prescription?
Bonjour chez vous!