Le Sénat a refusé l'inscription de la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution française.
"C'est un camouflet pour l'Assemblée Nationale ", dit un commentateur. C'est en plus un refus d'une directive européenne par les mêmes europhiles partisans de la constitution qu'on tente de nous faire avaler.
C'est surtout beaucoup de bruit pour rien. Car cette "reconnaissance" ne déboucherait sur rien et ne modifierait pas la situation actuelle de ces langues dites régionales, ni celle du français beaucoup plus malmené par les médias, le pédagogisme et les jargons anglophiles des "spécialistes des diverses spécialités" que par le catalan, le breton, le basque ou le corse.
Aucune mention n'est faite en revanche des autres langues de plus en plus abondamment parlées en France et dont certaines sont très régionales : l'arabe dans les banlieues des grands villes ou le chinois dans quelques arrondissements de Paris par exemple.
C'est le moment pour nos sénateurs d'entonner ce vieux succès de la chanson française:
Comme avant je n't'avais jamais vu-e
C'est fatal que je n't'ai pas r'connu-e ...