Malgré l'actualité chargée d'épreuves sportives diverses et de palmes festivalières, de Birmanie sous les eaux et de Chine sous les décombres, les joyeux duettistes des concerts parisiens (Royal et Delanoë) ont réussi à faire parler d'eux avec la collaboration hyper-active de journalistes heureux de faire prendre une mayonnaise que l'on sait pourtant insipide.
Car le côté anodin de l'objet de leur débat n'a échappé à personne. La querelle sémantique sur le mot "libéral" (dont les deux acceptions se trouvent l'une en dessous de l'autre dans n'importe quel dictionnaire) n'est qu'un événement dérisoire.
Ce pourrait n'être que ridicule. Hélas! C'est en plus inquiétant. Voilà deux personnages dont l'un joue le rôle de celui qui n'est poussé sur scène que par "l'affectueuse pression de ses amis" et l'autre veut "pouvoir être utile".
C'est inquiétant car l'un comme l'autre a sa chance d'être l'un des termes de l'alternative des prochaines élections.
Mais c'est aussi et surtout inquiétant parce que leur petite comédie risque de durer encore quatre ans! Et qu'au bout de quelques jours on en a déjà assez.