Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
C'est le taux auquel a été obligé d'emprunter le Portugal lundi dernier. Situation intenable, bien évidemment
Pourtant sa dette n'est QUE de 107% de son PIB, pourcentage moins important que celui de la Grèce qui "espère" le ramener à 120% en 2020 mais son économie est malade et les plans d'austérité sont plus que sévères: suppression d'emplois publics, baisse des salaires imposées par le gouvernement portugais dans le cadre de la restructuration des entreprises nationales de transports, suppression de quatre jours fériés et trois jours de congés payés, "assouplissement" des horaires de travail, hausse des impôts et baisse du salaire minimum.
Malgré cela on craint que Lisbonne ne se retrouve très vite dans la situation d'Athènes; la perspectivee du défaut de paiement. Et on entend parler de restructuration de la dette.
"Il faudrait que la Banque centrale européenne et le Fonds européen de stabilité financière se substituent de manière plus importante aux investisseurs et prêtent directement au Portugal, à des taux moins élevés".
Il faudrait, il n'y a qu'à etc.
Et d'où viendra l'argent? Des dettes contractées par d'autres pays eux-mêmes déjà très endettés? De l'inflation galopante que certains prédisent?
Quand donc admettra-t-on que le modèle économique actuel a touché ses limites?
Quand ce sera au tour de l'Espagne? De l'Irlande? De la France? De l'Italie? Du Royaume-Uni?