Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Rachida Dati avait décidé, pour punir un magistrat qui s'était permis de critiquer sa réforme en termes pourtant mesurés, de le muter à la Cour de Cassation ("un cimetière des éléphants", dit Le Monde). Elle devait préalablement, la Constitution l'y obligeait, obtenir l'avis du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Craignant peut-être un avis défavorable, elle avait fait retirer ce point de l'ordre du jour du CSM qui ne put donc pas se prononcer.
Ce qui ne l'empêcha pas de faire signer le décret à Sarko avec la mention "Vu l'avis du Conseil Supérieur de la Magistrature".
Résultat: le Conseil d'Etat a annulé le décret.
Faire d'un décret un faux en écritures publiques (au moins!). C'est très fort!
Surtout de la part d'un ministre.