Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Une préfète en garde à vue! Une préfète mise examen pour " vol et détournement de biens publics par personne dépositaire de l'autorité publique". Ce n'est pas tous les jours que ça arrive. Lorsqu'elle était en poste en Lozère, la préfète aurait "soustrait" (bien dit, n'est-ce pas? c'est nettement mieux que "chouré") des meubles et des tableaux de l'appartement de fonction qu'elle occupait. Au moment de son départ elle a rechigné à faire l'inventaire, puis a déposé une plainte pour vol "comme pour détourner les soupçons" pour finir par rapporter une partie des objets manquant. Une perquisition a son domicile aurait permis de découvrir des nombreux objets provenant de la préfecture de Mende.
Son mari est mis en examen pour recel et complicité.
Je me demande ce qu'elle a fait pour déplaire à l'autorité. A moins que ce ne soit le Procureur de la République de Mende qui ne fasse du zèle.
Car enfin, il est de notoriété publique que, depuis des décennies, dans les cabinets ministériels et dans les hautes sphères de l'état, là où les bureaux sont meublés et décorés par le Mobilier National, des objets et des meubles "disparaissent". Une émission de télévision sur le sujet estimait à au moins dix pour cent le nombre de ces meubles, tableaux et objets d'art dont, quoiqu'ils fussent "inscrits à l'inventaire", on a perdu la trace et qui, bien sûr, ne sont pas perdus pour tout le monde.
Petits avantages annexes sur lesquels la République, bonne fille, fermerait les yeux depuis longtemps.
Dernière chose amusante: la préfète est "hors cadre". Un comble pour quelqu'un qui est accusée de vol de tableaux.